
Certaines femmes n’attendent pas d’être “prêtes”.
Elles avancent avec ce qu’elles sont, là où elles en sont, et transforment leurs élans en chemins concrets.
Coline fait partie de ces femmes.
À 25 ans, entre Paris, les études à la FEMIS, la course à pied, l’écriture et le yoga, elle tisse une vie riche de sens, guidée par une intuition profonde : celle d’oser, même sans garantie, même sans certitude.
Ancienne participante du 200H YTT Yogi Queen, Coline est arrivée avec des doutes, trop jeune, pas assez souple, pas assez légitime, et est repartie avec bien plus que des outils de yoga. Elle a trouvé une posture intérieure nouvelle : celle qui permet de se lancer, de créer, de prendre sa place.
Dans cette interview, elle partage avec beaucoup de justesse son parcours : son rapport à l’apprentissage, son besoin d’équilibre entre nature et création, ce que la formation a déclenché en elle, et cette philosophie de vie qui l’anime : imposer sa chance, serrer son bonheur et aller vers son risque.
Un témoignage inspirant, sensible et puissant, qui rappelle que l’audace n’attend pas le bon moment, elle se cultive, pas à pas.
D’où viens-tu, quel âge as-tu et quelles sont tes passions ?
J’ai 25 ans. Je fais mes études à Paris (La FEMIS, en production) et j’ai grandi à Saint-Etienne avant de partir à Grenoble. Je passe autant de temps que je peux dehors, dans les montagnes et la nature pour courir. C’est l’équilibre dont j’ai besoin pour me sentir bien au quotidien. Je me suis mise au trail cette année mais je pratique la course à pied depuis que je suis enfant. En parallèle, j’écris beaucoup (des interviews pour le podcast que je suis en train de développer, des scénarios, un roman en cours…). C’est aussi des activités que je faisais quand j’étais petite. Lire et écrire. C’est marrant mais en grandissant, je m’aperçois que
je n’ai pas tant changé. J’aime les mêmes choses: être dehors, lire, écrire, courir.

Pourquoi as-tu choisi la formation d’Anouk ?
Long story… Depuis toujours, j’ai des carnets dans lesquels j’écris au quotidien. Je décris mes journées, mes rêves. Et il y a quelques années, quand j’ai commencé le yoga au lycée, j’ai écrit que je voudrais enseigner un jour. Être professeur de yoga. J’avais cette idée dans un coin de ma tête, avec l’envie aussi de mieux comprendre l’anatomie, mais je la repoussais à plus tard. Je me disais que je le ferais quand je serais grande puis quand j’aurais le temps, quand j’aurais fini mes études… L’été 2024, j’ai suivi des sessions de yoga sur zoom avec Marjorie Picard, une prof de yoga hyper passionnée qui vit à Vichy et qui prenait vraiment le temps de nous expliquer. C’était des petites sessions assez courtes, d’une trentaine de minutes mais ça a donné une véritable régularité à ma pratique et un cadre aussi.
En septembre, j’ai commencé à regarder les offres de 200H, à me renseigner. Et assez rapidement, je me suis découragée, parce que ce qui était proposé était souvent à l’étranger (pour des raisons écologiques et éthiques, ce format ne me parlait pas), trop fragmenté, incompatible avec mon planning d’étudiante ou ne me paraissait pas assez professionnel. Et je suis tombée sur le profil d’Anouk sur Instagram. J’ai vu le programme, avec les 3mois de coupure, le format déjà m’a plu, mais surtout c’est la diversité des interventions et des intervenants proposés qui m’a convaincu. Savoir qu’il y avait une kiné pour l’anatomie, une spécialiste de l’aryuveda, des entrepreneurs divers, plusieurs profs de yoga qui interviendraient. Savoir qu’il y avait les cours pratiques mais bien plus et que ce serait des enseignements de qualité, c’est vraiment ça qui m’a décidé. Savoir que nous serions invités à sortir de notre zone de confort également avec des ateliers centrés sur le chant notamment. Aussi, le fait que Anouk soit très présente dès nos premiers échanges en amont, pendant et après, la formation. Je lui ai fait part de mes doutes, de mon manque de souplesse et elle était là pour répondre à chacune de mes questions.
Est-ce que tu te souviens de tes pensées avant le 200H YTT et de ce que tu as ressenti en repartant de la formation ?
J’avais dit à mes proches que je faisais ce stage pour moi, pas forcément pour devenir prof de yoga. Pas tout de suite en tout cas. D’abord, pour enrichir ma pratique. Apprendre. C’est ce que je pensais. Je me sentais pas légitime, trop jeune, pas assez souple. Je suis repartie avec plein d’envies et des outils. Alors, oui, ma pratique s’est enrichie. J’ai énormément appris. Mais, j’ai aussi rencontré d’autres femmes avec lesquelles des liens se sont noués, je me suis affirmée et j’ai développé un projet entrepreneurial portée par les conseils d’Anouk mais aussi par les expériences des autres participantes.
Entre les deux périodes de formation déjà, j’ai donné mes premiers cours de yoga. J’ai développé une collaboration avec Arc’teryx à Paris et j’ai commencé à guider des sessions dans leurs shops, a vraiment trouver ma manière d’enseigner très associée à la musique que mon copain produit pour m’accompagner et très centrée sur la course à pied.
Qu’as-tu construit grâce à la formation ?
La formation m’a donné l’élan et le cadre nécessaires pour oser. On nous incite peu à oser au quotidien, dans notre scolarité, nos métiers. Et après avoir cliqué sur « s’inscrire », après avoir écouté les anecdotes d’Anouk, suivi les sessions de chant et de danse dans lesquelles j’étais moins à l’aise, cohabité parfaitement avec 16 autres femmes pendant une vingtaine de jours, appris à ajuster et assister, j’avais qu’une envie c’était de me lancer dans des projets que j’avais laissé germer, de foncer.
Quelques mois avant le début de la formation, j’avais commencé à développer un roman, à penser à un podcast, à entamer une collaboration avec Arc’teryx pour développer des projets sportifs, tout ça en parallèle de l’école. En nous transmettant des tips d’organisation et une bonne dose de motivation, la formation d’Anouk m’a permis de vraiment m’y atteler, de ne pas attendre que ce soit parfait, de ne plus repousser.

Quelle est ta philosophie de vie ?
C’est un peu « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque ». Et c’est encore mieux, si c’est à plusieurs. En moins joliment dit et moins poétique, je crois au pouvoir du culot, au fait d’oser et d’être bien entouré.
Peux-tu nous raconter une anecdote pour nous inspirer à vivre avec audace ?
Je suis arrivée à Paris en 2022 pour un Master de droit pénal à La Sorbonne et un Diplôme Universitaire de Droit du Cinéma. J’avais une fracture au pied, je pouvais pas courir et je me sentais pas à ma place, je m’apercevais que j’aimais pas tant que ça le droit. J’habitais à côté de la FEMIS (l’école où je suis actuellement) et j’ai décidé de passer le concours d’entrée sans trop savoir ce que c’était. Le concours s’écoulait sur plusieurs mois et plusieurs tours. Au second tour, j’avais un sujet sur les plateformes type Netflix et le cinéma d’auteur. J’y connaissais pas grand chose alors je me suis dit que j’allais échanger avec des spécialistes du secteur et me nourrir de leurs expériences pour être en capacité d’argumenter.
Je me suis retrouvée à faire un Zoom avec Cédric Klapisch qui venait de réaliser une série coproduite par Amazon. Cédric Klapisch, j’entendais son nom quand j’étais petite et que mes parents allaient au cinéma. Il était en pleine promo. On parlait ensemble et au même moment il y avait une émission qui était retransmise sur France Inter où il était interviewé, je m’en rappelle et j’y croyais pas.
Recueillir son avis et échanger avec lui, ça m’a vraiment montré à quel point c’est important d’oser, et que même quand ça marche pas, même si ça aboutit pas, l’important dans toute démarche, c’est la démarche en elle-même, pas forcément le résultat.
Retrouvez l’univers et les aventures de Coline ici !




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